A 90 degrés

Mis à jour : 1 déc. 2019


Aux Déchargeurs - jusqu'au 22 septembre 2018 - de et mis en scène par Frédérique Keddari-Devisme - avec Elizabeth Mazev

Synopsis copier-coller

À 90 degrés est la lettre d’adieu de Marthe, femme alcoolique, à Christophe, son compagnon et père de ses enfants. C’est le récit de son inexorable descente aux enfers, de ses luttes vaines contre l’addiction, de ses remissions, des cures, des rechutes et de leurs espoirs déçus, à elle et à sa famille, broyées par l’irrésistible désir du « s’abimer dans l’alcool jusqu’à la mort ». Il y a du malheur brut dans ce spectacle, mais il y a aussi et surtout l’espoir, jamais tronqué, jamais menteur, de vivre pour espérer le mieux, la vie d’avant ou celle d’après lumineuse et libérée.

Alors ?

Dans une maison avec du mobilier gris et de paille, quelques notes de rouge rehaussent la morosité du lieu. Le petit déjeuner est en place. Marthe fait son entrée en pyjama, les cheveux mouillés et le visage dénué de maquillage. D'un ton grave, le spectateur comprend très vite les ravages de l'alcool sur cette personne. Sa folie inévitable déclenche quelques rires dans la salle, difficilement compréhensibles pour ma part. Je n'ai pas décroché un sourire car chaque scène contée était douloureuse. Par exemple, quand elle raconte qu'elle est surmenée par les images de guerre vues à la télévision, aller au lac d'Aiguebelette lui fait du bien. Elle finira par conclure : "mais on ne peut pas passer sa vie à ramer". Difficile de ne pas saisir le double sens de cette phrase, surtout quand elle est prononcée par une personne souffrant d'une addiction. Malheureusement, j'ai trouvé la pièce décousue et un tantinet longuette. Si j'ai éprouvé dès le départ de l'empathie pour le personnage, j'ai été saoulée des cris, des pleurs, des lamentations pour finalement ne pas retenir grand chose.


La petite phrase

"Il y a des êtres que j'envie pour qui vivre est une évidence. Les salauds."


Prérequis


Contre-indication

  • Vous êtes allergique aux plumes d'oie ;

  • On ne vient pas vous chercher sur le quai de la gare.