Camille contre Claudel


Vu le 19 décembre 2019 au Théâtre Lepic - de et mis en scène par Hélène Zidi - avec Hélène Zidi et Lola Zidi - (c) Julien Jovelin

Synopsis copier-coller

Créé en 2016 pour Avignon, repris 4 année de suite au Théâtre du Roi René face au succès , le spectacle est une évocation biographique de la sculptrice Camille Claudel. Les mots d’Hélène Zidi habillent Camille Claudel aux différents âges de la vie : jeune, elle est entourée de bonheur et d’amour, à l’âge mûr, Camille est nourrie des désillusions d’un amour trahi, vieille femme, elle ressemble à un album de souvenirs couleur sépia. La narration fleure les émotions romantiques comme les exprimait si subtilement George Sand, des ondes de poésie rimant avec les petits plaisirs simples de la vie façon Colette, des ombres peuplées de turbulence intérieur à la Françoise Sagan.

Alors ?

Élève, collaboratrice, muse et maitresse d'Auguste Rodin, Camille Claudel était avant tout une artiste, une sculptrice passionnée. Sur scène - comme en dehors - Hélène et Lola Zidi appartiennent à la même famille. Elles ne sont qu'une, bien que l'une materne l'autre. Camille, jeune et insouciante, reçoit les mises en garde d'une Camille absolument détruite par sa relation dissimulée avec Auguste : "tu verras ! Tu auras des difficultés avec ton mentor et il faudra t'en éloigner". Brillante idée que celle d'exposer ainsi un dialogue intérieur. Pourtant, Camille grandit et confirmera son destin tragique. Elle sombrera dans l'alcoolisme et la folie, ce pourquoi elle sera internée dans un asile pendant 30 ans, jusqu'à sa mort en 1943. En remontant son histoire, il est aisé de comprendre à quel point sa santé mentale a pu être détériorée. C'est une femme qui a sacrifié, vécu dans la misère et l'ombre ou encore accepté l'avortement contre son consentement. Il lui a tout pris, ses idées et son talent, la pièce offre un écho résolument féministe. 


La petite phrase

"C'est un fichu métier, vous savez ?"