Désobéir

Mis à jour : 1 déc. 2019


Théâtre de la cité internationale - jusqu'au 8 décembre 2018 - de et mis en scène par Julie Berès - avec Lou-Adriana Bouziane, Charmine Fariborzi, Hatice Ozer et Séphora Pondi - (c) Willy Vainqueur

Synopsis copier-coller

« Comment s’inventer soi-même ? ». Telle était la question lancinante qui habitait Julie Berès lorsqu’elle partit à la rencontre de ces jeunes femmes d’Aubervilliers et des alentours, issues de la première, deuxième et troisième générations de l’immigration. À travers leurs souvenirs les plus intimes, elle dresse ici le portrait remarquable d’une jeunesse trop souvent absente de nos représentations et des plateaux de théâtre. Une jeune fille voilée s’avance sur le plateau. Elle nous raconte son histoire. La découverte de l’islam, la trahison amoureuse, le poids des héritages. Puis ce sera le tour de trois autres, toutes aussi révoltées, drôles, touchantes et singulières. Leurs témoignages se croisent et se répondent, nous laissent enfin entrapercevoir l’envers du décor.

Alors ?

Une grande salle, dépouillée d'accessoires, offre un plateau rigoureusement géométrique.Les néons se succèdent à intervalles réguliers. Le scotch déposé au sol forme des carrés. Des enceintes sont sobrement disposées au fond de la scène. Seule une chaise noire, installée côté cour, vient casser l'harmonie mathématique du plateau. Elles font une entrée fracassante, le regard fixe, les pas assurés, la trajectoire marque leur territoire, telle un gang, détériorant le mur pour y laisser apparaître un mot : désobéir. Une à une, elles vont se confier au public. Leurs langues se délient. Elles questionnent leur rapport à la religion, aux hommes, à la tradition, à la famille ou encore à leur sexualité. Elles partagent la même volonté de ne plus être enfermées dans des codes sociaux, culturels ou même psychiques. Les histoires sont celles de leur émancipation, de leur déclic, de leur quête de liberté. Elles sont sorties d'une situation pour assumer une nouvelle situation pas plus confortable. Une véritable leçon. Clairvoyant, le feu dans la peau, intelligent, on en ressort affranchi. 

La petite phrase 

"C'était une civilisation qui avait beaucoup d'avenir... Je ne dis pas qu'elle a du retard maintenant !" 

Contre-indication 

 - Vous buvez chaque mot du discours de Dakar 

- Le hip-hop n'est pas votre tasse de thé. 


Pour étaler la confiture 

Julie Berés, qui a conçu et mis en scène le spectacle, s'est inspirée de la méthode d'écriture chorale à partir d'entretiens, technique portant le nom de l'écrivaine béliorusse Svetlana Alexievitch.