Ich bin Charlotte

Mis à jour : 1 déc. 2019


Théâtre de Poche Montparnasse - jusqu'au 10 juillet 2019 - de Doug Wright - adapté par Marianne Groves - mis en scène par Steve Suissa - avec Thierry Lopez

Synopsis copier-collier

Tirée d’une histoire vraie, la pièce retrace l’enquête troublante menée par deux amis Américains pour tenter de percer le mystère de Charlotte von Mahlsdorf, un personnage fascinant et subversif devenu une icône de la pop culture berlinoise. Charlotte est une énigme. Comment a-t-elle pu traverser les heures sombres du nazisme et du communisme sans jamais dissimuler son travestissement ? Quels événements l’ont conduit à collectionner des meubles anciens, à ouvrir un cabaret dans les années 1950, puis à s’exiler ?

Alors ?

Sur scène, le mobilier est imposant et – si j’ose l’écrire – vieillot. Des granophones délimitent la pièce et le marron-noyer est la couleur dominante. Un brun ténébreux au regard noir surgit dans une ambiance bleutée. Il est beau, sans maquillage, en longue jupe patineuse, justaucorps et chaussures vernies à talons. C’est presque un homme lambda en bas résille. Il aime et collectionne les meubles qu’il ne retape surtout pas : les fissures et les tâches font partie d’eux. L’identité atypique de celui qui s’appelait à sa naissance Lothar Berfelde se résume en une phrase : « Il n’y a pas deux feuilles identiques sur un arbre ». Cette histoire un peu folle, d’un homme travesti en femme, nous est contée par Thierry Lopez. Seul-en-scène, il incarne plusieurs rôles dont certains très virils de la Stasi ou encore de son père nazi. Un véritable caméléon avec une préférence pour le déhanché impeccable de Charlotte qui découvre Berlin Ouest. La musique délicate souligne ses gestes gracieux et la lumière ingénieuse rythme le spectacle. Entre Histoire peu glorieuse et culotte à paillettes, vous ne regarderez plus jamais de la même façon les antiquaires.


La petite phrase

"Je suis ma propre épouse."


Contre-indication

  • Rose, c'est rose, il n'y a plus d'espoir

  • Vous ne vous êtes jamais remis de vos cours d’allemand