Justice

Mis à jour : 1 déc 2019


Théâtre de l'Oeuvre - jusqu'au 8 décembre 2018 - de Samantha Markowic - mis en scène par Salomé Lelouch - avec en alternance: Naidra Ayadi, Alix Poisson, Judith El Zein, Samantha Markowic, Fatima N’Doye et Océan.

Synopsis copier-coller

Tous ont, un jour ou l’autre, été confrontés à la justice : à travers des interrogatoires, des témoignages, et des scènes d’audience, Samantha Markowic et Salomé Lelouch proposent une reconstitution théâtrale de l’appareil judiciaire, en nous plongeant au cœur d’une justice en temps réel, celle des comparutions immédiates.

Alors ?

Du voleur d'un téléphone au dealer de drogue, de l'homme à qui on retire la garde de son fils à l'homme envoyé en séjour psychiatrique, en passant par le jeune fraichement converti à l'islam radical, le pouvoir régalien régale le public avec des saynètes tristement ordinaires au sein d'un palais de justice. Entre cour des miracles et vaste panorama du code pénal, le profane du droit aura une idée de ce qu'est une comparution immédiate, un procureur de la République ou encore un avocat commis d'office. Il retiendra le coût d'un détenu en prison. Il saisira les enjeux et s'offusquera peut-être du système judiciaire. La mise en scène déverse les nombreux dossiers (je pensais au début qu'il s'agissait d'un empilement d'épitoge parisienne, c'est-à-dire, dépourvue de fourrure). Le poids des affaires, l'impossibilité d'être une justice rapide (sauf à être expéditive), les papiers sur lesquels le juge s'assoit tel un empereur sur son trône, sont autant d'images et de symboles bien trouvés. Le trio de comédiennes (pour la représentation que j'ai vue avec Samantha Markowic, Alix Poisson et Judith El Zein) se plie à différents rôles, tantôt du côté de l'ordre, tantôt du côté obscur. L'aspect manichéen est brouillé pour en conclure que la justice est une machine à broyer. 

La petite phrase

"Une justice de pauvre pour des pauvres"

Contre-indication

Vous portez le tatouage en lettres gothiques : "only god can judge me"




Pour étaler la confiture

L'auteure, Samantha Markowic, s'est inspirée de sa mésaventure (le vol de son téléphone portable) pour écrire la pièce.