L'angoisse du roi Salomon

Mis à jour : 1 déc. 2019


Lucernaire - jusqu'au 21 octobre 2018 - d'après le roman de Romain Gary (Émile Ajar) - mis en scène et adaptation par Bruno Abraham-Kremer et Corine Juresco - avec Bruno Abraham-Kremer

Synopsis copier-coller

Dans la langue gouailleuse et malicieuse de Gary (Ajar), Jean, taxi au grand cœur, nous raconte 25 ans après, sa rencontre miraculeuse avec Monsieur Salomon, le Roi du pantalon. Il nous entraîne sur les trottoirs d’un Paris populaire, de la rue du Sentier aux Champs-Élysées, dans sa course folle pour rattraper le temps perdu entre le vieux Salomon et Cora, une ancienne chanteuse réaliste.

Alors ? 

Bruno Abraham-Kremer est l'oncle qu'on aurait adoré avoir pour raconter des histoires à ne plus en finir. Celui qui, inlassablement, aurait sillonné toutes les rues de Paris, n'hésiterait pas à danser, à chanter, à imiter, à grimper sur son solex pour que l'aventure ne se termine pas. Il a de la gueule, cet autodidacte et amoureux des dictionnaires. Il a de l'humour, ce serviteur en taxi. L'écriture vive de Romain Gary est intacte : "la meilleure façon de se débarrasser l'un de l'autre, c'est de vivre ensemble". Pourtant, le spectacle propose un seul-en-scène dans lequel il est difficile de ne pas trouver quelques longueurs. La mise en scène est inventive et astucieuse, preuve qu'on peut être ailleurs et plusieurs avec si peu. C'est une pièce avant tout humoristique qui fonctionne grâce au talent indéniable du comédien mais je ne suis pas parvenue à partager les nombreux rires de la salle. Malheureusement, j'ai raté le coche.


Prérequis

Ne pas être épileptique (ou partir avant la fin)


La petite phrase

"Moi, quand je suis en présence d'un con, d'un vrai, c'est l'émotion et le respect parce qu'enfin on tient une explication et on sait pourquoi"


Contre-indication

  • Vous êtes plus Joe le taxi ;

  • Belmondo n'a pas perdu du poids