Le cercle des illusionnistes

Mis à jour : 1 déc. 2019


Théâtre de la Renaissance - jusqu'au 1er septembre 2018 - de et mis en scène par Alexis Michalik - avec en alternance : Maud Baecker, Alexandre Blazy, Adrien Cauchetier, Clotilde Daniault, Michel Derville, Arnaud Dupont, Mathieu Hornuss, Vincent Joncquez, Constance Labbé, Mathieu Metral, Charline Paul, Guillaume Riant

Synopsis copier-coller

En 1984, alors que se déroule le championnat d’Europe des Nations, Décembre vole un sac dans le métro. Dans le sac, il trouve la photo d’Avril jolie. Il la rappelle, ils se rencontrent dans un café. Il va lui raconter l’histoire de Jean-Eugène Robert-Houdin, horloger, inventeur, magicien du XIXe siècle. Cette histoire les mènera tous deux sous le coffre de la BNP du boulevard des italiens, dans le théâtre disparu de Robert-Houdin, devant la roulotte d’un escamoteur, derrière les circuits du Turc mécanique, aux prémices du kinétographe, et à travers le cercle des illusionnistes.

Alors ?

Le cercle des illusionnistes est une pièce écrite et mise en scène par Alexis Michalik, créée après "Le porteur d'Histoire" et avant "Intra Muros" et "Edmond". Allons droit au but : elle concentre les mêmes ficelles que ces autres pièces : le rythme effréné, le prologue philosophique, la quête de ses origines, l'amour des histoires, le peu de comédiens pour beaucoup de personnages, les flash-backs incessants, les voyages et l'accent du sud pour le benêt. Un personnage déclare à propos de l'invention de ce qui sera le cinéma qu'une fois l'effet de surprise passé, le public retournera au théâtre (rire jaune du public). Avec Michalik, l'effet de surprise passe mais la magie continue d'opérer. Il va de soi qu'une personne qui confond l'auteur avec Frédéric ou Christophe Michalak appréciera d'autant plus qu'il découvre une pièce de Michalik pour la première fois. Le théâtre, la magie, le cinéma et le foot : les thèmes abordés séduisent. Le premier car le public sait pourquoi il est spectateur, le deuxième car il apporte une grande part de poésie, le troisième car il redéfinit les frontières de l'art et le quatrième car il est traité avec humour et sans mépris. Ces quatre thèmes ne sont pas dénués de lien d'ailleurs. Si le coup de foudre entre un orphelin qui a mal tourné et une femme ingénieur qui boit une menthe à l'eau est trop emmiellé, cette romance n'est qu'un prétexte pour nous raconter les vies de Jean-Eugène Robert-Houdin et Georges Méliès. Critique garantie sans trucage.


La petite phrase

"Il n'y a pas de destin, pas de magie mais toujours un truc"


Prérequis

Ne pas vouloir connaître le "truc".


Contre-indication

  • Vous n'aimez pas attendre votre tour ;

  • Vous êtes incapable de comprendre la règle du hors-jeu.