Le CV de Dieu

Mis à jour : 1 déc. 2019


Théâtre de la Pépinière - jusqu'au 6 janvier 2019 - de Jean-Louis Fournier - mis en scène par Françoise Petit - avec Jean-François Balmer et Didier Bénureau

Synopsis copier-coller

Le ciel était fini, la Terre était finie, les animaux étaient finis, l'homme était fini. Dieu pensa qu'il était fini aussi, il sombra dans une profonde mélancolie. Il ne savait à quoi se mettre. Il fit un peu de poterie, pétrit une boule de terre, mais le coeur n'y était plus. Il n'avait plus confiance en lui, il avait perdu la foi. Dieu ne croyait plus en Dieu. Il lui fallait d'urgence de l'activité, de nouveaux projets, des gros chantiers. Il décida alors de chercher du travail et, comme tout un chacun, il rédigea son curriculum vitæ et fit une lettre de motivation. Le C.V. était imposant, la lettre bien tournée, sa candidature fut immédiatement retenue.

Alors ?

Las de l’éternité, Dieu cherche une activité professionnelle pour occuper ses longs jours. La poterie ne lui procure plus de satisfaction, il n’a plus confiance en lui et il n’est pas fier de ses réalisations. En clair : il s’emmerde pour notre plus grand bonheur. Dieu n’est pas seulement en nous : il est comme nous. À un détail près, personne ne peut prétendre avoir son CV. Passé l’effet de surprise, l’absence d’un fil conducteur ralentit la dynamique de la pièce. Le début de la pièce est prometteur mais une fois rodé au style, le spectateur subit la litanie de l’origine du monde : terre, eau, vent, couleurs, etc. etc. etc. Le synopsis porte à confusion. Il ne s’agit pas d’un spectacle sur le milieu du travail mais d’un entretien entre un responsable des ressources humaines qui demande comme un gamin devant le père des pères : « pourquoi-ci-pourquoi-ça ? ». Dieu répond la plupart du temps par des jeux de mots, souvent bien trouvés. Rien de philosophique, donc. Le pouvoir comique des deux comédiens, Jean-François Balmer (Dieu) et Didier Bénureau (DRH), délicieux lorsqu’ils chantent, n’est pas exploité. Je n’ai pas pu cacher ma déception de ne pas voir Dieu traverser le trottoir d’en face.


La petite phrase

« Les passions, je les laisse à mon fils. Il en fait une collection »


Prérequis

Être iconoclaste