Le Monte-Plats

Mis à jour : 26 nov. 2019


Lucernaire - jusqu'au 20 mai 2018 - de Harold Pinter - mis en scène par Etienne Launay - avec Benjamin Kühn, Simon Larvaron, Bob Levasseur et Mathias Minne

SYNOPSIS Copier-Coller

Dans un sous-sol, deux tueurs à gages, Gus et Ben, attendent leur prochain « contrat ». Ben lit le journal et Gus cherche à faire du thé. Le temps passe, provoquant ennui, impatience et pour nir tensions entre les deux compères. Soudain une enveloppe glisse sous la porte, un monte-plats se met en branle. C’est le début d’une série d’événements étranges et angoissants. Sont-ils observés ? Par qui ? Pourquoi ? Qui donne les ordres ? Avec cynisme et humour noir, Pinter dépeint dans Le Monte-Plats, une société asservie qui obéit aux ordres, aussi absurdes soient-ils. Et si cette société décrite n’était pas aussi un peu la notre... 

Alors ?

coté jardin : Ben et Gus

Gus et Ben : coté cour 

La mise en scène est remarquable : le dédoublement scénique rend la pièce très dynamique. D'un côté, Ben patiente et se contente de lire des faits divers en attendant le "contrat". D'un autre côté, Gus supporte mal le huis clos et angoisse de plus en plus. L'action est presque exclusivement centrée sur les bavardages qui se musclent et les interrogations de Gus qui deviennent légitimes. Au-delà de l'humour délicieusement anglais, le texte semble pointer l'absurdité à vouloir, d'une part, satisfaire les désirs d'en-haut alors qu'il n'y a plus rien en-bas et, d'autre part, obéir aux ordres sans (vouloir ?) comprendre l'objectif. 


Prérequis

Les carottes sont cuites.


Contre-indication

  • Si vous allumez le gaz  ;

  • Si vous avez un strabisme.