Misery

Mis à jour : 1 déc. 2019


Théâtre Hébertot - jusqu'au 6 janvier 2019 - de William Goldman d’après le roman de Stephen King - mis en scène par Daniel Benoin - avec Myriam Boyer et Francis Lombrail - (c) Nathalie Sternalsky

Synopsis copier-coller

Le personnage de Paul, tel un double de Stephen King, est un écrivain à gros tirage. Il est à un tournant de sa vie, souhaitant changer de registre, de style, de propos et mettre un terme à l’interminable saga à laquelle il doit son succès. Pour cela il vient de terminer un roman où il fait mourir son héroïne : Misery. Mais un accident de voiture le met à la merci d’Annie, une lectrice psychopathe qui l’admire plus que tout. Elle commence par le sauver, le recueillir, le soigner mais bientôt elle le séquestre avec une rare cruauté et l’oblige à réécrire son roman comme elle l’entend.

Alors ?

Blessé à la jambe suite à un accident de la route, Paul est pris en charge par une infirmière. Jusque là, rien de spécial. Sauf que Paul est Paul Sheldon, un écrivain à succès. Il se réveille chez la soignante, Annie, qui - comme c'est étrange - le suivait avant son accident. L'auteur des best-sellers des aventures de Misery est sous perfusion chez sa fan numéro 1. Rien ne peut lui arriver, lui assure-t-elle. À cause de la neige, les routes sont impraticables. Il ne peut pas être transporté à l'hôpital. C'est une chance qu'elle ait été là. Petit à petit les soins administrés se transforment en séquestration et maltraitance. Faut-il tuer l'auteur pour sauver une oeuvre ou assassiner le lecteur pour délivrer l'écrivain ? Le huit-clos sous tension soulève des interrogations de fond. La mise en scène est intelligente, offrant des détails très réalistes et usant de transitions flippantes. Myriam Boyer interprète brillamment Annie, complètement dérangée et obsédée. Elle n'est rien, alors qu'il est tout. Il la faisait vivre jusque là et aujourd'hui c'est elle qui a sa vie entre les mains. C'est grâce au talent de la comédienne que le malaise est permanent. Sa victime, interprétée par Francis Lombrail, instille de l'humour face à une situation qui en désarmerait plus d'un. Chacun dans son rôle, les comédiens parviennent à créer une alchimie entre cauchemar et fascination.


La petite phrase

"Paul, on va être tellement heureux"


Prérequis

La soif peut pousser à la scatologie


Contre-indication

  • Vous n'aimez pas les plâtres rafistolés ;

  • Vous détestez qu'on vous prenne en gros plan.