Moi, Daniel Blake

Mis à jour : 1 déc. 2019


Vu au Théâtre des Halles dans le cadre du Festival OFF d'Avignon 2019 - d'après le film de Ken Loach sur un scénario de Paul Laverty - mis en scène par Joël Dragutin - avec Jean-Louis Cassarino, Jean-Yves Duparc, Sophie Garmilla, Aurélien Labruyère, Stéphanie Lanier, Fatima Soualhia-Manet et Clyde Yeguete - (c) Jean-Michel Rousvoal

Synopsis copier-coller

Daniel Blake, ouvrier de 59 ans, est victime d’un accident cardiaque qui l’oblige à cesser de travailler et à faire appel pour la première fois aux aides sociales. Il se voit contraint par l’administration à une recherche d’emploi intensive sous peine de perdre ses indemnités. Commence alors une descente aux enfers par un labyrinthe administratif qui l'oblige à suivre de multiples procédures, recourir à des centres d'appels toujours occupés, répondre à des convocations et se rendre à des entretiens absurdes jusqu’à ce qu’il comprenne que tout est fait pour le dissuader dans ses démarches. Il se lie d’amitié avec Katie, une jeune mère célibataire sans emploi, elle aussi confrontée à l'absurdité de l'administration. S’ensuit une belle histoire de solidarité et de soutien mutuel. Joël Dragutin propose une vigoureuse adaptation théâtrale de l'émouvant film de Ken Loach, Palme d’or à Cannes en 2016, qui dénonce le système libéral inhumain à l'oeuvre en Europe aujourd'hui.

Alors ?

Moi, Daniel Blake est un spectacle qui devrait déjà parler à bon nombre de spectateurs. La pièce s'attaque à une oeuvre cinématographique réalisée par Ken Loach, ayant reçu la Palme d'or à Cannes en 2016, ainsi que d'autres distinctions en 2017 telles que le BAFTA du meilleur film Britannique et le César du meilleur film étranger. Voilà une nouvelle adaptation d'un film sur scène, comme c'est désormais dans l'air du temps. Sur une scène très dépouillée et obscure, les comédiens s'avancent et prennent la parole pour avertir : oui, la plupart d'entre nous ont certainement déjà vu le film, mais, selon eux, compte tenu de l'actualité en France, il est important de continuer à jouer cette histoire. Ainsi, j'ai pensé que je ne verrais pas la même chose que ce que j'ai vu au cinéma. Erreur. Rien n'est revu ou corrigé, voire librement inspiré, nous avons affaire à l'exacte transposition du film sur une scène de théâtre. Il est difficile de cacher sa déception quand on connaît le déroulé de l'histoire, ses rebondissements et l'absurdité et de la situation. Pourtant aucun reproche ne peut être fait aux comédiens. Celui qui incarne Daniel Blake (Jean-Yves Duparc) fait tout à fait honneur à l'acteur Dave Johns. Malheureusement, je n'ai trouvé aucune valeur ajoutée. Ainsi, je ne peux que recommander cette pièce à celles et ceux qui n'ont pas vu le film ou celles et ceux qui souhaitent en voir une copie conforme vivante. C'est dommage !

La petite phrase

"Je suis un homme, pas un chien. Un citoyenrien de moins et rien de plus"