Still Life

Mis à jour : 26 nov. 2019


Les déchargeurs - jusqu'au 19 mai 2018 - de Emily Mann - Mis en scène par Pierre Laville - Avec Manon Clavel, Antoine Courtray et Ambre Piétri

Synopsis Copier-Coller

Aux États-Unis, aujourd’hui. Mark, il y a peu marine en Afghanistan, est de retour dans son foyer ; il n’a pas effacé les traces de ses mises à l’épreuve et de la violence à laquelle la guerre l’a obligé. Il y retrouve Chéryl, sa femme, enceinte ; elle est sans illusions, indifférente à ce qui tourmente son mari, elle a grandi dans la bourgeoisie américaine des années Bush en prise avec la libération sexuelle. Il y a aussi, tout près d’eux, Nadine, maîtresse de Mark, femme libre, indépendante ; elle est une militante pacifiste et féministe qui pourrait s’opposer au tempérament destructeur de Mark. Comment peuvent-ils accorder leurs épreuves, leurs expériences de vie et trouver une place dans la société d’aujourd’hui ?

Alors ?

Manon Clavel est émouvante et crédible en femme désoeuvrée face à un époux aussi viril que sa maîtresse féministe. Un soldat revenant de guerre, portant un bonnet, des lunettes de soleil, un jean déchiré - il manquait le chewing-gum pour parfaire le rôle - et roulant des yeux lorsqu'il évoque Al-Qaïda, pour dire que la guerre, boudu, ce n'est pas facile. On se lasse des monologues entrecroisés, on attend la confrontation, qui ne viendra jamais. Il y a un énorme contraste entre les complaintes sans reliefs et la violence de certaines photos projetées sur scène. Or, il ne suffit pas de rajouter du sel pour qu'un plat sans saveur soit relevé. D'ailleurs, j'en ai conclu qu'une corbeille de fruits frais, ce n'est pas si mal. 


La petite phrase

"Le seul moyen de ne pas avoir la vie gâchée, c'est de croiser les jambes"


Le moment

Born in the U.S.A. I was born in the U.S.A.


Conseil

Préférez une vraie soirée spaghetti