Trahisons

Mis à jour : 1 déc. 2019


Vu au Théâtre des Corps Saints dans le cadre du Festival OFF d'Avignon 2019 - de Harold Pinter - mis en scène par Merryl Beaudonnet et Sarah Denys - avec (en alternance) Merryl Beaudonnet, Sarah Denys, Jean-Charles Garcia, Emmanuel Gruat et Charlie Fargialla

Synopsis copier-coller

Dans un bar de Londres, Jerry et Emma se retrouvent deux ans après leur rupture. Emma est la femme de Robert, le meilleur ami de Jerry. Leur rencontre déclenche le compte à rebours d’une histoire d’amitié, de désir et d’ambiguïté qui, au fil des saisons, fait basculer le poids de la trahison... Tout au long de la pièce, le spectateur se voit offrir les clés de l’intrigue psychologique et amoureuse qui se dessine jusqu’au point final, celui où tout commence.

Alors ?

"Trahisons" est une pièce antichronologique forte séduisante. Harold Pinter y décrit un couple presque un polyamour : une femme, Emma (la très charismatique Sarah Denuys), est mariée à Robert (Jean-Charles Garcia) et batifole avec le meilleur ami de lui-ci, Jerry (Charlie Fargialla). Le cocu est au courant depuis quatre ans maintenant. Une nuit, les époux se sont tout avoués. La pièce débute quand Emma annonce à Jerry que Robert sait tout. Point de craintes à avoir, Robert a fait également des siennes. Il n'y a plus de secret, ni tellement de remous. On soulève doucement la question du polyamour sans que l'un semble plus malheureux que l'autre. Dans la petite salle du Théâtre des Corps Saints, à Avignon, la proximité est de mise. Le décor est presque vieillot mais chaleureux. Côté jardin, nous avons un salon bourgeois avec une toile de jouy qui pique les yeux. Côté cour, une table d'un bistrot plus populaire est dressée. Les personnages ont des costumes élégants, gilet et cravate : nous sommes bien chez les Britanniques. Ils parlent de squash et boivent du cognac, ils dissertent et expriment des sous-entendus. Les comédiens sont bons et très crédibles dans leur rôle. Pourtant, rien ne dépasse et rend la pièce paradoxalement sage et un peu plate. La frivolité manque cruellement.

Le petite phrase

"C'est agréable parfois de penser à autrefois"