Tu te souviendras de moi

Mis à jour : 1 déc. 2019


Théâtre de Paris - jusqu'au 6 janvier 2019 - de François Archambault - mis en scène par Daniel Benoin - avec Patrick Chesnais, Fanny Valette, Emilie Chesnais, Nathalie Roussel et Frédéric de Goldfiem

Synopsis copier-coller

La mémoire d’Edouard, prestigieux professeur d’histoire à l’université, s’effrite. Ses souvenirs se mélangent. Le passé refait surface pour se confondre avec le présent mais Edouard, en bon professeur, même s’il oublie parfois où il est, n’oublie jamais une date ! Sa famille, ses étudiantes, son passé et l’avenir, tout est un peu brumeux pour lui, tout se mélange un peu et cela donne lieu à des rencontres poétiques. Entre rires et larmes, tu te souviendras de moi, nous raconte que même lorsque la mémoire s’efface, le principal reste. Patrick Chesnais nous livre une interprétation toute en tendresse de cet homme qui oublie qui il est mais pas ce qu’il est.

Alors ?

Edouard (Patrick Chesnais), universitaire à La Sorbonne, perd la tête. Il se souvient des dates et radote des histoires (un comble pour un professeur d'Histoire). Il a des problèmes de mémoire sans que l'on sache précisément ce dont il souffre. De vieillesse ? d'Alzheimer ? On l'ignore. Nous savons uniquement qu'Edouard est conscient de sa maladie et que celle-ci s'est manifestée il y a suffisamment longtemps pour que sa femme (Nathalie Roussel) ait "juste envie qu'il meure, qu'il crève !". Difficile de vivre avec un homme qui oublie ce qu'il a fait de sa journée. L'instant présent lui échappe complètement. Il n'est pas en phase avec l'époque actuelle, avide de sensations, de flash, de buzz, de temps qui va très vite. Le bon vieux papi qui méprise "la démocratisation de la connerie". Il en regretterait presque les années Mitterrand. Ce pan de la pièce est un peu grotesque et simpliste (sans compter sur les répétitions inexorables à la maladie). Humain, cruel et répétitif, la pièce traite un sujet tragique. Patrick Chesnais incarne un homme cynique qui, malgré son amour propre, se laisse garder par des "nounous" (sa fille, interprétée par... sa propre fille, Emilie Chesnais, et son compagnon, joué par Frédéric de Goldfiem). Entre légèreté et gravité, le message délivré est salutaire : il est toujours possible de s'en sortir, même dans la difficulté. Edouard est souffrant, et - paradoxalement - sa maladie, et l'aide complice d'une jeune fille (Fanny Valette), panseront ses blessures enfouies.

La petite phrase

"Je ne sais pas si on peut utiliser le mot "mature" quand on parle de chamallow"

Contre-indication

  • Vous n'avez pas vu la vie en rose le 10 mai 1981

  • Vous aussi vous préférez Michel

  • On va voir quoi déjà ce soir ?