Voyages avec ma tante

Mis à jour : 1 déc. 2019


Théâtre Hébertot - à partir du 12 février 2019 - de Graham Greene - mis en scène par Nicolas Briançon - avec Claude Aufaure, Jean-Paul Bordes, Dominique Daguier et Pierre-Alain Leleu

Synopsis copier-coller

Henry Pulling, vieux garçon, amateur de dahlias, employé de banque à la retraite, mène une existence casanière… jusqu’au jour où surgit sa tante, une septuagénaire extravagante, croqueuse d’hommes et femme du monde. Elle l’entraîne dans des aventures extraordinaires d’un pays à l’autre, faites de rencontres hors du commun, qui bouleversent son existence rangée. Une comédie british, délicieusement pétillante…

Alors ?

Suite au décès de sa mère, Henri Pulling rencontre aux obsèques sa fameuse tante Augusta, sa seule parente. Du moins, la seule qu'il connaisse. La mère d'Henri quitte notre monde et le fils en découvre un nouveau, celui de son aïeule. Il est un peu coincé avec son chapeau melon de rigueur et sa passion pour les dahlias. Il ne fait certainement pas honneur à Augusta, qui n'a pas sa langue dans la poche, ni ses mains d'ailleurs. Bras dessus, bras dessous, le neveu et la tante repartent ensemble avec l'urne de la défunte. Cette dernière contient peut-être de la marijuana. Début d'un grand périple ! Loufoque et déjanté, le spectacle se poursuit au grès des voyages mouvementés, avec en fond de scène le wagon de la compagnie internationale. D'un pays à un autre, tout comme d'un personnage à un autre (une vingtaine !), la pièce adaptée du roman éponyme de Graham Greene virevolte avec fluidité. Les scènes s'enchaînent rapidement grâce à une mise en scène rondement maîtrisée. On comprend vite pourquoi la pièce a reçu le Molière 2015 de la mise en scène. Les comédiens sont excellents et complémentaires. Claude Aufaure est gracieux en tante Augusta. Les yeux de Jean-Paul Bordes pétillent. Dominique Daguier en impose par sa carrure : nous n'avons pas envie de nous y frotter. Et enfin, le grand Pierre-Alain Leleu fait des bruitages et imitations plus vrais que nature : il est la cerise sur le gâteau. Nul n'est tenu à un seul personnage et chacun donne le tournis. Il n'est pas toujours facile de suivre l'intrigue mais l'ode à la liberté aux couleurs British est bien là : délivrons-nous de la prison des autres. Très séduisant.

La petite phrase

"Une fois je suis allée en Espagne mais les calamars m'ont dérangé l'estomac"