WAREWARE NO MOROMORO

Mis à jour : 1 déc. 2019


Théâtre de Gennevilliers - jusqu'au 3 décembre 2018 - conception et mis en scène Hideto Iwaï - avec Marion Barché, Salima Boutebal, Loic Carcassès, Aurélien Estager, Lucienne Larue, Michel Larue, Mathieu Montanier et Abdallah Moubine

Synopsis copier-coller

Avec cette création, le T2G – Théâtre de Gennevilliers lui offre pour la première fois la possibilité de confronter son expérience à celle d’acteurs et d’amateurs français. Au fil de plusieurs séjours, Hideto Iwaï est parti à la rencontre d’habitants de Gennevilliers et de comédiens français. Après avoir écouté leurs récits de vie, il a composé avec eux un spectacle sur-mesure qui traite des relations humaines, de l’amour aux liens entre parents et enfants. Son sens de la mise en scène décalée, plus poétique que réaliste, était déjà sensible dans Le hikikomori sort de chez lui, récemment salué en tournée à Paris. Ici, Hideto Iwaï porte un regard lucide et bienveillant sur un autre contrat social, pour mieux nous parler de notre propre culture.

Alors ?

Dans un décor digne des rayons mobiliers d'un Emmaüs, un cube sans paroi est dressé au milieu de la scène. Sans fard, les comédiens s'approprient très vite l'espace. Ce carré représente peut-être une case dans laquelle on aime enfermer chacun d'entre nous. Avec cette pièce, l'ordonnancement des choses est bousculé. Les comédiens racontent leur histoire. La perte d’un être cher, les troubles alimentaires, l’immigration, les fantômes, la sexualité, vaste tableau des témoignages offerts sur scène sans dessus dessous. Le sexe est un oreiller. Le drap est un enfant. Le chariot est un divan de psychiatre. Les mots bruts, violents trouvent un peu de poésie dans une mise en scène « faite maison », sans fioriture, et pourtant si bien trouvée. Les comédiens, amateurs ou non, sont touchants de vérité. Salima, Marion, Mathieu, Abdallah, Lucienne ou encore Michel : chacun déballe ses blessures et ses joies, ses idées et ses désillusions.  En finesse, le déterminisme culturel est pointé du doigt.  Une fois l’univers découvert, on souhaiterait une évolution plus flagrante que le simple enchevêtrement des histoires. À défaut, le temps commence à être un peu long et il est difficile de rester concentré. Mais les divagations n'empêchent pas de se replonger dans la pièce car elle est le miroir des spectateurs, professionnels, habitants que nous pouvons croiser tous les jours.

La petit phrase

"Il faut être grand pour être amoureux"

Contre-indication

On ne plaisante pas avec Chantal Goya



Pour étaler la confiture

De 16 à 20 ans, l'auteur de la pièce était un "hikikomori", c'est-à-dire une personne cloîtrée chez elle par phobie sociale.